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La voix du rogomme

  • Découverte de la Guadeloupe

    Ma belle-famille trouve ma passion du voyage anormale. Cela leur paraît inconcevable qu'on puisse avoir à ce point envie de bouger. Il est vrai que j'ai vraiment la bougeotte. Dès lors que je prends une semaine de congé, vous pouvez être certain que j'ai déjà une destination en tête. Il y a peu, par exemple, j'ai encore fait un voyage de groupe à Saint François en Guadeloupe. Et bien entendu, ces déplacements, une fois cumulés, me coûtent cher. Ma belle-famille ne comprend pas pourquoi je mets autant d'argent dans une chose aussi fugace. Ils préfèrent économiser pour s'acheter un téléviseur full HD. Je ne leur jette pas la pierre, mais posséder le gadget technologique le plus tendance ne fait pas battre mon coeur. Je serais même incapable de choisir entre toutes les sortes de technologie concurrentes dans les téléviseurs actuels. Pire : je serais même incapable de trouver l'énergie pour me renseigner dessus. Mais découvrir des lieux inconnus, par contre, voilà un truc qui me fait triper. Voilà un truc sur lequel je peux passer des soirées entières, à planifier l'itinéraire ou chercher la prochaine destination. Je suis conscient qu'un voyage dure bien moins longtemps qu'une télévision ou une cuisine équipée, mais il procure selon moi une chose bien plus fondamentale : des souvenirs. Et des souvenirs qui durent bien plus longtemps qu'une télévision ou une cuisine équipée. Selon vous, qu'est-ce qui est le plus important : avoir une vie dédiée aux gadgets technologiques ou vivre une existence vraiment marquante ? Devant une télévision, chaque jour ressemble aux autres, et rien ne reste en définitive dans la mémoire. Je suis incapable de me rappeler ce que j'ai fait la semaine dernière. Par contre, je n'oublierai jamais les merveilles que j'ai pu voir au Groënland, alors que j'y suis tout de même allé il y a presque cinq ans. Combien de soirées télé peuvent se vanter d'être restées dans ma mémoire aussi longtemps ? Voyager est somme toute une simple question de choix. Et je sais que je ne changerai pas. Quoiqu'en dise ma belle-famille, je favoriserai invariablement mes vagabondages au quotidien. Toujours est-il que ce voyage de groupe m'a profondément marqué, tant pour la destination que pour la bonne humeur qui prévalait dans le groupe. Voilà l'agence où j'ai trouvé la destination, si ça vous intéresse. Encore plus d'information sur l'agence organisatrice du voyage groupe en Guadeloupe en cliquant sur le site de l'organisateur.

  • La sécurité sociale

    En 2016, dans un environnement économique marqué par une reprise modérée de la croissance du PIB et une hausse plus marquée de la masse salariale, les déficits sociaux ont poursuivi leur mouvement de réduction amorcé après le pic historique enregistré lors de la crise financière. Ainsi, toutes les branches du régime général et le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) ont enregistré une amélioration de leur solde. Toutefois, en dépit de l’attribution à tort d’un produit exceptionnel de CSG (0,74 Md€), la branche maladie a conservé un déficit élevé, qui représente désormais près des deux tiers du déficit agrégé du régime général et du FSV. Le FSV présente, de même, un déficit toujours important, supérieur à son niveau d’avant crise. Au vu des prévisions de la commission des comptes de la sécurité sociale de juillet 2017, fondées sur les hypothèses macro-économiques du programme de stabilité 2017-2020 transmis en avril 2017 à la Commission européenne, le déficit continuerait à se réduire en 2017, à un rythme cependant plus faible que prévu par la loi de financement de la sécurité sociale. Il pourrait néanmoins se rapprocher de la prévision initiale si la masse salariale progressait plus fortement qu’attendu, comme le laissent à penser les tendances les plus récentes. Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont annoncé repousser à 2020 au lieu de 2019 le retour à l’équilibre. Cet objectif ne pourra cependant être atteint sans que soient prises rapidement de nouvelles mesures de redressement en matière d’assurance maladie et d’assurance vieillesse. Le mouvement de reflux de la dette sociale, amorcé en 2015 et plus significatif en 2016, devrait néanmoins se poursuivre mais à un moindre rythme. La dette à court terme portée par l’agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) s’inscrirait à un niveau élevé d’ici 2020, alors que son remboursement n’est toujours pas organisé.

  • Menaces sur le système interaméricain des droits de l'homme

    Malgré l’ampleur des défis que devait relever le continent en matière de droits humains en 2016, la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), qui joue un rôle essentiel pour défendre et promouvoir les droits fondamentaux et garantir l’accès à la justice pour les victimes lorsque cela leur est impossible dans leur propre pays, a été affectée par une crise financière durant presque toute l’année. Cette situation était due à un financement insuffisant de la part des États membres de l’Organisation des États américains (OEA), ce qui illustrait de manière éclatante l’absence de détermination politique des États à promouvoir et protéger les droits humains à l’intérieur et à l’extérieur de leurs frontières. En mai, la CIDH a déclaré être confrontée à la pire crise financière de son histoire. Ses progrès accomplis dans la lutte contre les violations flagrantes des droits humains et la discrimination structurelle risquaient fortement d’être remis en cause, au moment même où elle était appelée à agir plus activement pour garantir que les États respectent leurs obligations au regard du droit international relatif aux droits humains. Avec un budget annuel de 8 millions de dollars des États-Unis, le système interaméricain des droits humains demeurait le moins bien doté de tous les systèmes de protection des droits fondamentaux du monde : ses ressources étaient inférieures à celles des organismes équivalents en Afrique (13 millions de dollars) et en Europe (104,5 millions de dollars environ). Bien que la CIDH ait fini par recevoir des financements complémentaires, on craignait que la crise politique ne perdure tant que les États n’accepteraient pas de lui fournir les moyens adéquats et de coopérer avec elle, quelles que soient ses critiques à l’égard de leur bilan en matière de droits humains. La CIDH a également rencontré d’autres difficultés au cours de l’année. Le gouvernement mexicain a cherché à entraver ses travaux dans l’affaire d’Ayotzinapa, concernant la disparition forcée de 43 étudiants après leur arrestation par la police en 2014. Les autorités ont affirmé que les étudiants avaient été kidnappés par une bande criminelle et que leurs dépouilles avaient été incinérées et jetées dans une décharge, mais un groupe d’experts nommés par la CIDH a conclu qu’il était scientifiquement impossible qu’un si grand nombre de corps aient été incinérés dans les conditions avancées par les autorités. En novembre, la CIDH a mis en place un mécanisme spécial pour suivre l’application des recommandations des experts, mais il était difficile de garantir que les autorités mexicaines lui apporteraient le soutien nécessaire.