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  • Records de gaz à effets de serre

    La teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone a poursuivi sa hausse, avec près de 400 parties par million en 2014 sur l’ensemble de la planète, selon le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Les autres gaz à effet de serre ont eux aussi dépassé leurs concentrations de 2013. Sans surprise, le nouveau rapport de l’OMM (Organisation météorologique mondiale, une agence de l’ONU), paru aujourd’hui, fait état d’une concentration record en gaz à effet de serre en 2014. La comptabilité tenue ici par cet organisme n’est pas celle des émissions mais celle des quantités mesurées dans l’atmosphère en différents endroits du globe et exprimées en nombre de molécules (plus précisément en proportions), les principaux gaz à effet de serre (GES) étant le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4, dont 60 % des émissions sont d’origine humaine) et le protoxyde d'azote (N2O, à 40 % d’origine humaine). S’y ajoutent d’autres gaz, comme les CFC (chlorofluorocarbures)… et la vapeur d’eau. L’effet de cette dernière est important et, qui plus est, augmente avec la température puisque l’air chaud peut en emmagasiner davantage. L’ensemble des mesures est disponible dans le bulletin de l’OMM du 9 novembre. C’est le dioxyde de carbone, ou gaz carbonique, qui contribue au réchauffement, responsable de 65 % du forçage radiatif dû aux gaz à effet de serre. « Il est à l'origine de l'augmentation de ce forçage à hauteur de 83 % environ depuis une décennie et de 82 % ces cinq dernières années », détaille le bulletin de l’OMM. Les valeurs atteintes sont les plus fortes jamais enregistrées pour les trois premiers GES : dioxyde de carbone (CO2) 397,7 ± 0,1 parties par million (ppm) ; méthane (CH4) 1.833 ± 1 parties par milliard (ppb) ; protoxyde d'azote (N2O) 327,1 ± 0,1 ppb. Ces valeurs, souligne l’OMM, « représentent respectivement 143 %, 254 % et 121 % des niveaux préindustriels, en 1750 ». Ces chiffres ne sont cependant pas surprenants car ils s’inscrivent dans une tendance bien établie. L'accroissement du dioxyde de carbone entre 2014 et 2013 (1,9 ppm, en valeur absolue) est d’ailleurs voisin de la moyenne des dix dernières années (2,06 ppm/an). En revanche, pour le méthane et le protoxyde d'azote, la hausse constatée est plus forte qu’entre 2012 et 2013 et, également, que la croissance moyenne durant les dix dernières années. Globalement, « selon l’indice annuel d’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère (AGGI) publié par la NOAA (Administration américaine pour les océans et l’atmosphère), le forçage radiatif de l’atmosphère induit par les gaz à effet de serre persistants s’est accru de 36 % entre 1990 et 2014 ».

  • Le réalisme de Lyrto

    Il y a quatre ans, Lytro, une jeune pousse lancée par un chercheur de l’université de Stanford (États-Unis), bousculait le monde de la photographie. Son appareil photo numérique plénoptique, qui se présentait sous la forme d’une longue-vue rectangulaire, permettait de prendre des clichés sur lesquels il était possible de modifier la mise au point après coup et à volonté. À l’époque, Lytro assurait qu’il serait un jour possible de faire la même chose avec la vidéo. Après plusieurs années de travail, l’entreprise vient de dévoiler la Lytro Immerge qu’elle décrit comme « la première solution professionnelle au monde de champ lumineux pour la réalité virtuelle cinématique ». La caméra Lytro Immerge se présente sous la forme d’une sphère composée de cinq couronnes superposées qui enregistrent ce que l’entreprise appelle un « volume de champ lumineux ». Chaque couronne renferme plusieurs centaines de capteurs qui vont saisir la totalité des rayons lumineux dans toutes les directions. Le traitement de ces données est assuré par un serveur et un logiciel développés par Lytro qui rediffuseront ces rayons lumineux à un taux de trame et une résolution très élevés. La combinaison de tous ces capteurs permet d’obtenir une profondeur de champ exploitable à 360 degrés sur un volume d’environ un mètre cube. Dans cet espace, l’utilisateur muni d’un casque de réalité virtuelle pourra se déplacer à loisir et s’approcher des objets en jouissant des effets de perspective, de contraste et de proximité équivalents à ceux du monde réel. « Vous obtenez une recréation parfaite du monde réel que vous capturez », a expliqué Jason Rosenthal, le PDG de Lytro, cité par Wired. Une telle restitution est déjà possible, mais seulement avec des environnements factices créés à partir d’un ordinateur. La Lytro Immerge offrira un outil pour le moment sans équivalent aux créateurs de contenus cinématographiques en réalité virtuelle. Elle sera par ailleurs compatible avec les casques équipés de système de détection des mouvements de tête comme l’Oculus Rift, le Vive d’HTC ainsi que le PlayStation VR de Sony, qui sont attendus l’année prochaine. Puisqu'elle capture tout ce qui l’environne à 360 degrés, la Lytro Immerge devra être pilotée à distance afin que l’opérateur n’apparaisse pas dans le champ. Cela pourra se faire via un smartphone ou une tablette grâce à un logiciel que Lytro a conçu en s’inspirant des interfaces des caméras vidéo professionnelles type Arri, Red ou Sony. Lytro compte fournir une solution complète qui comprendra sa caméra Immerge reliée par fibre optique à un serveur dédié pour stocker et traiter ce volume de données colossal ainsi que des outils logiciels spécifiques pour le montage puis la lecture sur des casques de réalité virtuelle. Les outils de montage seront compatibles avec des logiciels spécialisés comme Adobe Premiere, Avid Media Composer, Final Cut Pro et Nuke. Lytro a de grandes ambitions pour son nouveau concept. Il est déjà question de développer des sphères plus puissantes afin de saisir un volume de champ lumineux plus important. La technologie se perfectionnera afin d’ajuster la mise au point en se basant sur la détection du regard. Elle pourra également permettre de réaliser de la modélisation 3D instantanée. Enfin, Lytro promet aussi la possibilité d’intégrer des contenus virtuels aux images réelles avec qualité photoréaliste. « Nous capturons toute la profondeur et la géométrie 3D du monde réel et donc, insérer des objets générés par ordinateur avec la profondeur, les nuances, les ombres et éclairages corrects devient beaucoup plus facile que cela ne l’a jamais été auparavant », assure le patron de Lytro. Ce niveau de performance aura un coût très élevé. Le prix officiel n’a pas été dévoilé, mais il est question de plusieurs centaines de milliers de dollars. La sortie de la Lytro Immerge est prévue dans le courant du premier semestre 2016.