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  • Une question d'échelle

    A l'occasion d'un congrès à Londres, la semaine dernière, une discussion m'a amené à montrer les limites que peut avoir le libre marché. Bien qu'adepte de ce dernier, je suis en effet tombé au dîner sur des interlocuteurs qui le soutenaient sans la moindre mesure. Cette discussion m'a beaucoup étonné, car si le libre marché est à l'évidence à la base de nombreuses innovations et de l'amélioration de la qualité de vie, il ne faut pas gratter beaucoup pour voir ses limites. Et là il révèle d'après moi le plus ses limites, c'est dans la question environnementale. Car là, son fonctionnement s'avère carrément un frein au bien commun. Quand un industriel se penche sur ses comptes, il ne s'intéresse qu'à ses propres bénéfices et ses propres dépenses. Mais ce faisant, il manque d'évaluer les coûts qu'il suscite, et notamment le coût faramineux de la surexploitation des ressources. Le problème est de taille, car le coût exact qu'entraîne cette surexploitation pour l'ensemble de la communauté est en fait bien plus important que les coûts supportés par cet industriel, ou même par les coûts de tous les industriels réunis ! Quand chaque industriel se contente de s'intéresser à sa propre activité, il délaisse de fait le coût réel pour la société, ce qui conduit à ce que la pollution excède de loin un degré socialement convenable. C'est vraiment là, d'après moi, que le libre marché pose problème, et doit être régulé par des mesures politiques. Industriels et clients, s'ils sont livrés à eux-mêmes, recherchent avant tout leur intérêt personnel dans le cadre du libre marché, et ne prendront pas en considération les implications de leurs actions sur le reste du monde. Il est donc capital de mettre en place des actions pour que chaque industriel et chaque consommateur soit sensibilisé au respect de l'intérêt général, et cela passe évidemment par l'imposition de taxes et de mesures contraignantes. Au passage, je souhaiterais revenir sur ce congrès que j'ai suivi dans la capitale britannique et saluer l'organisation aux petits oignons dont nous avons pu bénéficier. Si vous souhaitez en savoir plus, suivez le lien vers le site de l’agence qui a organisé notre séminaire à Londres.