Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

  • Parler anglais

    Il est peu probable qu’un moyen Français parle l’anglais couramment, mais beaucoup n’ont pas peur de mentir pour leur niveau de langue lors d'un recrutement, selon une nouvelle étude. Si un employé français indique dans son CV qu'il maîtrise l'anglais, il y a 10% de probabilité qu'il exagère ses compétences linguistiques. Seulement 4% des Français parlent aisément l'anglais, selon une nouvelle étude réalisée par l'école linguistique ABA English. 55% des 1.200 Français interrogés par ABA English affirment parler anglais au niveau intermédiaire et 41% ne parlent pas ou ont des connaissances très basiques en anglais. 23% des sondés ont déclaré être passés à côté d'une opportunité d'embauche à cause de leur faible niveau d'anglais. "Une bonne maîtrise de l'anglais est considérée en France comme quelque chose d'indispensable et non comme un avantage pour trouver du travail", estime ABA English, cité par le Local. Dans le même temps, le directeur exécutif de l'école linguistique Business and Technical Languages (BTL) témoigne d'avoir remarqué quand même une tendance positive ces 15 dernières années. "On constate que le niveau de langue de nos élèves a augmenté", a-t-il déclaré. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les Français ont un faible niveau d'anglais, l'influence des émissions télévisées non éducatives, l'ennui d'apprendre de nouvelles choses, les difficultés liées à l'enseignement, la confiance en soi-même pour parler une langue étrangère. Peter Gambell, l'auteur d'un bestseller critiquant le système scolaire français estime que la cause de la mauvaise connaissance d'anglais est l'ambition des Français de s'accrocher à sa culture et à sa langue. "Il existe la politique de francophonie. Si vous utilisez un mot anglais dans la publicité, vous devez tout de suite présenter la traduction. L'Académie française estime que l'anglais est pire que la peste et cherche à s'en débarrasser le plus vite possible", a déclaré M.Gambell aux médias français.

  • Quand Cameron voulait virer les eurosceptiques

    Le premier ministre britannique David Cameron va contrôler et même corriger les déclarations des ministres pour faire taire les eurosceptiques. David Cameron a limité la liberté de la parole des ministres de son gouvernement. Il a interdit aux ministres eurosceptiques de prononcer des discours au parlement en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Cette information a été annoncée par le premier-ministre dans une lettre qu'il a envoyée aux ministres. Les membres du Parti conservateur du Royaume-Uni considèrent cette initiative de M.Cameron comme une tentative de faire basculer les débats publiques et faire taire les conservateurs eurosceptiques. Par conséquent, cela peut "provoquer une émeute parmi les ministres", car seuls les partisans de maintien du pays dans l'UE peuvent exprimer ouvertement les arguments pour voter contre la sortie de l'Union européenne, affirme Owen Paterson, l'ex-ministre de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales. Dans sa lettre David Cameron note qu'il espère effectuer de certaines réformes qui pourraient être approuvées avant "le prochain sommet de l'UE le 18 février". "Dans le cas de compromis avec l'UE lors de ce sommet, on organisera un référendum en été", a expliqué M.Cameron. S'il n'y a pas de compromis, le référendum sera organisé après septembre prochain. "Il faut organiser le référendum d'ici la fin de 2017. Pour moi le contenu est plus important que les délais. S'il n'y a pas d'accord nécessaire en février, j'attendrai et essayerai d'arriver à un accord" avec l'UE, a souligné David Cameron. Les conservateurs exigent que les ministres "rejettent les absurdités du premier ministre" et demandent sa démission pour son atteinte à la liberté de la parole. Selon les conservateurs, Bruxelles menace d'acculer David Cameron à la démission, si les débats sur le maintien du pays reprennent. Mais ce sont les ministres qui doivent le faire pour rétablir la liberté de la parole en Grande-Bretagne, disent les eurosceptiques. Cependant des sources au sein du gouvernement britannique soulignent que le référendum sur Brexit se tiendra cet été, quel que soit le poste de M.Cameron.