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La voix du rogomme - Page 2

  • Avoir un Etat solidaire

    La santé est l’un des domaines privilégiés de l’intervention publique. Elle ne peut être gérée au niveau individuel car, tout comme l’éducation, elle fait partie d’un bien-être social qui doit être pris en charge collectivement. La santé est aussi la condition sine qua non de la production. Cependant, l’accès aux services de santé de base est l’un des enjeux majeurs dans la plupart des pays en voie de développement, mais le manque d’infrastructures et de personnel qualifié rend la tâche difficile. Le Bangladesh a connu une politique très volontariste en ce qui concerne l’organisation des soins - avec les centres de santé populaire - et le contrôle ainsi que la production de médicaments. Par exemple, les Gonoshastaya Kendra33 (Centre de Santé Populaire en bengali) font leur preuve depuis 1972. Ces centres se sont dotés par ailleurs d’une fabrique de médicaments génériques et d’une usine de production d’antibiotiques (importation des produits de base/ conditionnement, diffusion d’un petit nombre de médicaments essentiels à des prix inférieurs de moitié à ceux des multinationales34) . Aujourd’hui, cette usine fournit 80% des besoins du pays en médicaments. Cette action ne se limite pas à la santé, ces centres sont essentiellement situés dans les campagnes et visent ainsi la réduction de la pauvreté (à travers l’appui aux paysans sans terre, la ponction d’une part des récoltes pour l’éducation des enfants) et la promotion des femmes (cellesci sont au centre du processus et la fabrique de médicaments emploie en majorité des mères célibataires et des femmes pauvres). En Afrique, et au Mali plus particulièrement, ce que l’on a appelé l’“ initiative de Bamako ”, dans les année 70, a constitué une expérience pionnière, dont le but était de remédier à un centralisme excessif dans le domaine de la santé . Des centres de santé décentralisés ont été créés dans les milieux urbains et ruraux et ont permis de décongestionner les grands centres hospitaliers. De plus, un système de recouvrement des coûts par paiement des usagers a été mis en place. Cet exemple montre que même dans un service public, il faut trouver des systèmes de prise en charge collective des coûts. Cependant, certains mettaient en cause le fait que ce sont les personnes les plus souvent malades qui paient le plus. Au Cameroun, une initiative appelée le GAOSO (Groupe d’Appui aux Oeuvres Sociales) a permis de mettre en place des centres qui prennent en charge non seulement la santé mais aussi le développement global de la personne humaine (formation, sensibilisation etc.). Par ailleurs, cette initiative est partie d’un constat d’échec par rapport à l’Etat (voir en annexe fiche 14 “ Le Groupe d’Appui aux OEuvres Sociales (GAOSO)- Une association axée sur le développement global de la personne humaine dans la ville de Bafoussam (Cameroun) ”) Par ailleurs, au Cameroun, l’initiative du Quartier Nylon de Douala commence a intéresser fortement les autorités qui souhaitent même reproduire l’expérience dans d’autres quartiers et d’autres villes. Les habitants de ce quartier ont décidé de gérer eux-mêmes leur hôpital. Partant du principe qu’ils payent, ils ont donc estimé légitime de disposer d’un droit de regard sur la manière dont l’argent est perçu, utilisé et géré. La gestion de l’hôpital est donc communautaire ; elle ne porte pas seulement sur les prix des soins, mais des personnes se sont formées afin d’identifier les besoins réels. De cette façon ils ont identifié plusieurs problèmes au sein de leur quartier : un fort taux de décès d’enfants en bas âge, le manque de lieu pour entreposer les ordures etc. La population a donc organisé dans le cadre de l’hôpital des séances d’éducation pour les mères. Elle a aussi mené des actions sur l’hygiène, et crée des lieux où déposer les détritus.

  • Découverte de la Guadeloupe

    Ma belle-famille trouve ma passion du voyage anormale. Cela leur paraît inconcevable qu'on puisse avoir à ce point envie de bouger. Il est vrai que j'ai vraiment la bougeotte. Dès lors que je prends une semaine de congé, vous pouvez être certain que j'ai déjà une destination en tête. Il y a peu, par exemple, j'ai encore fait un voyage de groupe à Saint François en Guadeloupe. Et bien entendu, ces déplacements, une fois cumulés, me coûtent cher. Ma belle-famille ne comprend pas pourquoi je mets autant d'argent dans une chose aussi fugace. Ils préfèrent économiser pour s'acheter un téléviseur full HD. Je ne leur jette pas la pierre, mais posséder le gadget technologique le plus tendance ne fait pas battre mon coeur. Je serais même incapable de choisir entre toutes les sortes de technologie concurrentes dans les téléviseurs actuels. Pire : je serais même incapable de trouver l'énergie pour me renseigner dessus. Mais découvrir des lieux inconnus, par contre, voilà un truc qui me fait triper. Voilà un truc sur lequel je peux passer des soirées entières, à planifier l'itinéraire ou chercher la prochaine destination. Je suis conscient qu'un voyage dure bien moins longtemps qu'une télévision ou une cuisine équipée, mais il procure selon moi une chose bien plus fondamentale : des souvenirs. Et des souvenirs qui durent bien plus longtemps qu'une télévision ou une cuisine équipée. Selon vous, qu'est-ce qui est le plus important : avoir une vie dédiée aux gadgets technologiques ou vivre une existence vraiment marquante ? Devant une télévision, chaque jour ressemble aux autres, et rien ne reste en définitive dans la mémoire. Je suis incapable de me rappeler ce que j'ai fait la semaine dernière. Par contre, je n'oublierai jamais les merveilles que j'ai pu voir au Groënland, alors que j'y suis tout de même allé il y a presque cinq ans. Combien de soirées télé peuvent se vanter d'être restées dans ma mémoire aussi longtemps ? Voyager est somme toute une simple question de choix. Et je sais que je ne changerai pas. Quoiqu'en dise ma belle-famille, je favoriserai invariablement mes vagabondages au quotidien. Toujours est-il que ce voyage de groupe m'a profondément marqué, tant pour la destination que pour la bonne humeur qui prévalait dans le groupe. Voilà l'agence où j'ai trouvé la destination, si ça vous intéresse. Encore plus d'information sur l'agence organisatrice du voyage groupe en Guadeloupe en cliquant sur le site de l'organisateur.

  • La sécurité sociale

    En 2016, dans un environnement économique marqué par une reprise modérée de la croissance du PIB et une hausse plus marquée de la masse salariale, les déficits sociaux ont poursuivi leur mouvement de réduction amorcé après le pic historique enregistré lors de la crise financière. Ainsi, toutes les branches du régime général et le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) ont enregistré une amélioration de leur solde. Toutefois, en dépit de l’attribution à tort d’un produit exceptionnel de CSG (0,74 Md€), la branche maladie a conservé un déficit élevé, qui représente désormais près des deux tiers du déficit agrégé du régime général et du FSV. Le FSV présente, de même, un déficit toujours important, supérieur à son niveau d’avant crise. Au vu des prévisions de la commission des comptes de la sécurité sociale de juillet 2017, fondées sur les hypothèses macro-économiques du programme de stabilité 2017-2020 transmis en avril 2017 à la Commission européenne, le déficit continuerait à se réduire en 2017, à un rythme cependant plus faible que prévu par la loi de financement de la sécurité sociale. Il pourrait néanmoins se rapprocher de la prévision initiale si la masse salariale progressait plus fortement qu’attendu, comme le laissent à penser les tendances les plus récentes. Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont annoncé repousser à 2020 au lieu de 2019 le retour à l’équilibre. Cet objectif ne pourra cependant être atteint sans que soient prises rapidement de nouvelles mesures de redressement en matière d’assurance maladie et d’assurance vieillesse. Le mouvement de reflux de la dette sociale, amorcé en 2015 et plus significatif en 2016, devrait néanmoins se poursuivre mais à un moindre rythme. La dette à court terme portée par l’agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) s’inscrirait à un niveau élevé d’ici 2020, alors que son remboursement n’est toujours pas organisé.