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La voix du rogomme - Page 4

  • La sécurité sociale

    En 2016, dans un environnement économique marqué par une reprise modérée de la croissance du PIB et une hausse plus marquée de la masse salariale, les déficits sociaux ont poursuivi leur mouvement de réduction amorcé après le pic historique enregistré lors de la crise financière. Ainsi, toutes les branches du régime général et le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) ont enregistré une amélioration de leur solde. Toutefois, en dépit de l’attribution à tort d’un produit exceptionnel de CSG (0,74 Md€), la branche maladie a conservé un déficit élevé, qui représente désormais près des deux tiers du déficit agrégé du régime général et du FSV. Le FSV présente, de même, un déficit toujours important, supérieur à son niveau d’avant crise. Au vu des prévisions de la commission des comptes de la sécurité sociale de juillet 2017, fondées sur les hypothèses macro-économiques du programme de stabilité 2017-2020 transmis en avril 2017 à la Commission européenne, le déficit continuerait à se réduire en 2017, à un rythme cependant plus faible que prévu par la loi de financement de la sécurité sociale. Il pourrait néanmoins se rapprocher de la prévision initiale si la masse salariale progressait plus fortement qu’attendu, comme le laissent à penser les tendances les plus récentes. Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont annoncé repousser à 2020 au lieu de 2019 le retour à l’équilibre. Cet objectif ne pourra cependant être atteint sans que soient prises rapidement de nouvelles mesures de redressement en matière d’assurance maladie et d’assurance vieillesse. Le mouvement de reflux de la dette sociale, amorcé en 2015 et plus significatif en 2016, devrait néanmoins se poursuivre mais à un moindre rythme. La dette à court terme portée par l’agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) s’inscrirait à un niveau élevé d’ici 2020, alors que son remboursement n’est toujours pas organisé.

  • Menaces sur le système interaméricain des droits de l'homme

    Malgré l’ampleur des défis que devait relever le continent en matière de droits humains en 2016, la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), qui joue un rôle essentiel pour défendre et promouvoir les droits fondamentaux et garantir l’accès à la justice pour les victimes lorsque cela leur est impossible dans leur propre pays, a été affectée par une crise financière durant presque toute l’année. Cette situation était due à un financement insuffisant de la part des États membres de l’Organisation des États américains (OEA), ce qui illustrait de manière éclatante l’absence de détermination politique des États à promouvoir et protéger les droits humains à l’intérieur et à l’extérieur de leurs frontières. En mai, la CIDH a déclaré être confrontée à la pire crise financière de son histoire. Ses progrès accomplis dans la lutte contre les violations flagrantes des droits humains et la discrimination structurelle risquaient fortement d’être remis en cause, au moment même où elle était appelée à agir plus activement pour garantir que les États respectent leurs obligations au regard du droit international relatif aux droits humains. Avec un budget annuel de 8 millions de dollars des États-Unis, le système interaméricain des droits humains demeurait le moins bien doté de tous les systèmes de protection des droits fondamentaux du monde : ses ressources étaient inférieures à celles des organismes équivalents en Afrique (13 millions de dollars) et en Europe (104,5 millions de dollars environ). Bien que la CIDH ait fini par recevoir des financements complémentaires, on craignait que la crise politique ne perdure tant que les États n’accepteraient pas de lui fournir les moyens adéquats et de coopérer avec elle, quelles que soient ses critiques à l’égard de leur bilan en matière de droits humains. La CIDH a également rencontré d’autres difficultés au cours de l’année. Le gouvernement mexicain a cherché à entraver ses travaux dans l’affaire d’Ayotzinapa, concernant la disparition forcée de 43 étudiants après leur arrestation par la police en 2014. Les autorités ont affirmé que les étudiants avaient été kidnappés par une bande criminelle et que leurs dépouilles avaient été incinérées et jetées dans une décharge, mais un groupe d’experts nommés par la CIDH a conclu qu’il était scientifiquement impossible qu’un si grand nombre de corps aient été incinérés dans les conditions avancées par les autorités. En novembre, la CIDH a mis en place un mécanisme spécial pour suivre l’application des recommandations des experts, mais il était difficile de garantir que les autorités mexicaines lui apporteraient le soutien nécessaire.

  • Le Mont Blanc depuis les airs

    Je voyage tellement que ma femme dit souvent que les avions de ligne sont ma deuxième maison. Mais curieusement, malgré toutes ces heures de vol, je n'avais encore jamais pris le temps d'essayer le vol en hélicoptère. C'est désormais chose faite, et j'ai pu à cette occasion survoler le Mont Blanc. Une aventure très sympathique qui méritait bien un petit mot ici. Parce qu'un tel vol est assez différent de celui qu'on peut vivre en avion. Comme en avion, il y a une ceinture de sécurité. Mais il y a aussi un casque-micro (qui n'est pas obligatoire, mais est nettement conseillé si vous ne voulez pas devenir sourd). Le vol est dans l'ensemble bien plus tranquille qu'à bord d'un avion. D'ailleurs, j'ai mis quelques secondes avant de réaliser que l'appareil avait déjà décollé ! Ca s'est fait tellement en douceur que je ne m'en suis pas rendu compte. Pendant le vol, les secousses étaient vraiment discrètes, et du coup, j'ai vraiment pu me focaliser sur le décor. Parce que l'intérêt de l'aventure réside essentiellement dans la vue. Admirer le monde depuis le ciel est une expérience formidable. Je connaissais déjà la région, mais je l'ai vraiment redécouvert à cette occasion, en l'admirant sous ce nouvel angle. Le monde prend à chaque instant des allures de maquette, et les humains s'apparentent à des fourmis. Ca remet les choses en perspective, d'une certaine manière. Ca permet de prendre non seulement de la hauteur physique, mais aussi morale : les petits tracas semblent bien lointains, face à l'immensité du monde et à notre petitesse ! Et sur ce point, l'hélicoptère est parfait pour profiter du paysage. Il y a en effet des vitres un peu partout : en haut, sur les côtés... et même en bas ! Le seul point noir de cette expérience, finalement, concerne la durée de vol. Parce que le vol est vraiment court, et on reste sur sa faim. Cela dit, on en prend aussi plein les yeux, et je ne regrette absolument pas. Ce sont clairement des minutes qu'on n'oublie pas. Pour ceux que ça intéresse, je mets en lien mon vol en hélicoptère. Le Mont Blanc est vraiment magnifique à découvrir depuis le ciel. A lire sur le site internet de cette activité de baptême de l'air en hélicoptère au Mont Blanc.